Epiblog

January 16th, 2007

Genève - C’est le 24 décembre au matin que nous sommes arrivés a Genève. L’envie de passer Noël en famille. L’envie aussi de retrouver nos amis qui nous ont manqué pendant cette année. Les 10 mois passés sur les routes d’Asie ont été une expérience extraordinaire. Une période riche en découvertes, mais aussi en interrogations. Une periode pendant laquelle nous nous sommes sentis très vivants à observer à chaque instant les gens, leur habillement, à goûter la nourriture locale, à visiter les sites naturels ou historiques, à nous poser 1001 questions sur les habitudes locales. Beaucoup de moments très chouettes, mais aussi régulièrement des frustrations - ‘mais que voulait-il dire?’, ‘allons-nous encore une fois nous faire entuber à ce check-point?’, ‘mince, il n’y a que de la soupe au gras de mouton!’. Beaucoup de moments que nous avons, avec joie, pu partager grâce à ce blog.

Nous terminons ici ce blog, faute d’avoir beaucoup plus à y raconter. Depuis notre retour, il y a trois semaines, nous reprenons pied dans notre appartement et notre vie. Il est parfois difficile de savoir où donner de la tête tant les stimulations abondent, et tant aussi le monde qui nous entoure maintenant nous est familier. Normal, bien sûr. Mais si parfois nous nous surprenons à nous demander si au fond toute cette parenthèse a vraiment existé ou si nous l’avons seulement rêvée, il se trouve immanquablement quelqu’un ou quelque chose pour nous rappeler que tout cela a bel et bien existé. Et ce blog est un de ces éléments.

Ce blog a été pour nous une façon de tenir un journal de bord. Merci d’y avoir participé. Merci de nous avoir soutenus à travers vos messages, merci de nous avoir lus et d’avoir donc parfois subi nos interrogations et frustrations, et merci d’avoir continué à faire partie de nos vies durant ces derniers mois. C’était précieux. Quand rien n’est familier, chaque petit clin d’oeil de la maison est un instant de répit.

Finalement, merci à Pierre pour son aide pour mettre le blog en ligne, car sans lui, rien de tout cela n’aurait été possible. Sans exagérer: lorsqu’il y a une année il nous avait dit “et si vous écriviez un blog pendant votre voyage”, nous avions répondu: “c’est quoi, un blog?”

Amitiés

Ingrid et Matthieu

Reptiles

January 5th, 2007

Genève. Ingrid et moi, on est un couple moderne. On n’est pas du tout dans le genre couple-où-la-répartition-des-rôles-suit-un-schéma-traditionnel. Par exemple, je fais volontiers la cuisine, et Ingrid remballe facilement les policiers mafieux et corrompus au Kirghizstan. Et volontiers aussi, d’ailleurs.

Donc, nous nous partageons les rôles plus selon les affinités de chacun que selon la répartition reptilienne. Quoi de plus normal, nous sommes des produits de notre génération, une génération qui a bénéficié du féminisme, une génération où on envisage la société comme un partenariat, pas comme un bras de fer.

Et ça marche. Nous sommes arrivés au terme de notre voyage en un seul morceau, en un seul couple, et sommes de ce pas rentrés dans notre appartement, toujours partagé avec bonheur, vous en saurez plus à propos du retour à Genève dans les jours qui viennent. Mais je peux d’ores et déjà dire clairement que tout s’est bien passé, que nous avons passé des mois sur la route extrêmement heureux et riches en émotions, sentiments très forts, et souvenirs marquants.

Donc nous voilà de retour, comme un couple moderne qui reprend sa vie à la maison. Et comme un couple moderne, nous déplaçons et déballons les cartons ensemble. Pas question de répartir les tâches de façon reptilienne, genre je porte et Ingrid range. Rien du tout, on fait ça ensemble. Un couple moderne, je vous dis…

Ne dites juste à personne que durant tout le voyage, c’est Ingrid qui s’occupait de la chambre d’hôtel et du pique-nique, et moi qui lisais la carte…

Bien à vous,

Matthieu

Superlatifs

December 16th, 2006

Osaka, Japon. Kyoto, c’est la plus belle ville du Japon. Voire du monde. Et le dialecte de Kyoto est le plus colore du pays. D’ailleurs les plus beaux sites du Japon sont a Kyoto. Et on y trouve la meilleure nourriture du Japon.

Les Kyotoites ne sont pas peu fiers de leur ville et de la vie qu’on y mene, comme les citations precedentes vous en donnent une idee. Loin de moi l’idee de chercher a confirmer ou infirmer ces citations, mais je me propose tout de meme d’etendre ce survol des superlatifs au Japon tout entier, que nous nous appretons a quitter demain.

Bon, le Japon, c’est un grand pays, et, s’il n’est pas le plus grand que nous ayons traverse, il est probablement le plus etendu en latitude, proportionnellement a sa surface. Ce qui nous a permis de visiter des endroits tres temperes (euphemisme, il y faisait carrement froid) comme Rishiri et ses environs (le point le plus au nord de notre voyage), et des endroits plus sub-tropicaux, comme a Kagoshima (le volcan le plus actif du Japon). Nous avons vu la plus grande caldera du monde (au Mont Aso), la plus grande des petites villes de l’ouest japonais (Kanazawa), le village de samurai le mieux conserve de l’archipel (Usuki).

Plutot que de multiplier les exemples, je me propose juste de resumer ces superlatifs comme suit: le seul point commun de tous ces endroits, ca aura ete la qualite de l’accueil et la gentillesse des Japonais a notre egard. Cela aura rendu notre sejour dans ce pays extremement agreable, probablement le plus agreable de tous les pays visites.

Sauf a Kyoto. Car si la ville est belle, les locaux sont desagreables au possible, et les hotes de notre auberge ont ete les plus imbuvables que nous ayons croises depuis longtemps. Et les Kyotoites se trompent au moins sur un point: la plus belle ville du monde, c’est Fribourg.

Bien a vous,

Matthieu

Optimisation

December 8th, 2006

Osaka, Japon - Au Japon, on a souvent l’impression que tout a ete pense jusque dans les moindres details. Ceci est vrai aussi bien pour les aspects les plus sophistiques de l’art de vivre japonais (ceremonie du the), que pour des aspects du quotidien. Dans ce dernier registre, l’optimisation est de mise. En voici quelques exemples.

Prenons d’abord les o-nigiris, sorte de sandwich local: un triangle de riz fourre (au thon, au saumon, a la prune salee etc.) recouvert d’une fine feuille d’algue. Vraiment tres bon. On en mange meme parfois pour notre petit dejeuner. Eh bien, leur emballage nous a laisses sans voix. Un petit miracle du bien pense, fait de telle sorte que l’algue ne soit pas en contact avec le riz avant que ledit o-nigiri ne soit deballe. L’algue reste ainsi croquante, ce qui est essentiel pour un bon o-nigiri.

Autre exemple: la machine a laver le linge de Kyoko (mais tres certainement identique a des milliers de machines japonaises), une amie de Matthieu a qui nous avons rendu visite a Tokyo. Bon, alors vous vous imaginez une belle machine avec plein de voyants lumineux qui vous calcule la dose exacte de savon necessaire en fonction du poids du linge a laver et qui utilise pour le premier lavage l’eau de la baignoire. Il faut savoir qu’ici, celle-ci est en principe encore toute propre apres emploi vu que les Japonais se lavent avant de se mettre dans leur bain. Optimisation va donc souvent de pair avec respect de l’environnement.

Comme dernier exemple, je ne resiste pas a l’envie de vous parler de la reine de l’optimisation, si je peux dire: les toilettes. Lorsque vous etes confortablement assis sur votre siege chauffant (si, si, et c’est bien agreable vu l’absence de chauffage central dans les maisons), vous trouvez a votre droite un petit tableau de commande. Vous pouvez choisir de vous faire accompagner par une petite musique qui reproduira en general le bruit d’une chute d’eau. Vous pouvez aussi choisir de terminer le tout par un petit jet, dont vous pouvez regler l’angle ainsi que la force, suivi d’un sechage a l’air chaud ad libitum. Bon, evidemment, ca demande un peu d’experience que de manier le tout, surtout pour le jet…

Amities.

Ingrid

La louze 1.5

December 6th, 2006

Takayama, Japon. Le bus sort du tunnel, apres une traversee sombre, et la lumiere illumine le paysage: c’est le pays de neige. Le paysage de montagnes domine l’horizon, et le bus serpente gentiment sur la route. J’allais ecrire la suite sur le theme “La louze 2″, mais ai du changer d’avis, car la journee a mieux fini qu’elle n’avait commence.

Nous avions decide de visiter le pays de neige depuis Takayama. L’office du tourisme nous avait chaudement recommande un village a environ une heure et demie de bus, en nous precisant qu’il y avait un bain genial. Surprenamment, ils n’avaient pas recommande de restaurant. Nous aurions du nous mefier: les recommendations pour les bains et les restaurants semblent aller de pair, dans ce pays. Mais la, non, seulement le bain et un telepherique apparemment genial. Bon, ils precisaient que le telepherique etait ferme pour revision justement aujourd’hui. Quel dommage. Ma foi, le bain ferait l’affaire!

Arrives sur place, nous avons du nous rendre a l’evidence: le patron du bain avait choisi le meme jour de revision que le patron du telepherique et les patrons des restaurants avoisinants: tout etait ferme. Personne dans le village, ou plutot, personne le long de la route (pourtant bordee de maisons, pensions, bains, etc) ou le bus nous avait poses. Prenant notre courage a deux mains, nous avons commence a suivre la route pour atteindre un point de vue genial (dixit l’office du tourisme) sur les Alpes japonaises. Heureusement ils nous avaient aussi donne une carte… sans echelle. Nous aurions du nous mefier: le point de vue etait tres loin, tres haut, pas particulierement joli, au milieu de nulle part, sans aucune vending machine (probablement en revision ce jour-la). Comme en plus nos chaussures prenaient l’eau a force de marcher dans la neige, tout semblait se preparer pour un texte sur “La louze 2″.

Mais, apres quelques virages, nous avons ete accueillis par une forte odeur d’oeufs pourris. Detrompez-vous, c’etait une bonne nouvelle, car qui dit oeufs pourris, dit source thermale, et qui dit source thermale dit en principe bain, auberge, restaurant et vending machines. Restait a secher nos chaussures et trouver l’origine de l’odeur. Eh bien, l’origine de l’odeur se trouvait pres d’un plan du hameau qui indiquait tout ce que nous cherchions, a part le moyen de secher nos chaussures.

Et c’est donc apres un repas bien merite (et ma foi fort bon), un bon bain chaud dans un bassin magnifique en plein air avec vue sur les montagnes, et un petit cafe chaud tout droit sorti d’une vending machine, que j’ai change d’avis: seule la premiere moitie de la journee avait ete “louze”…

Bien a vous,

Matthieu

Rencontre a Hiroshima

December 6th, 2006

Takayama, Japon - Depuis deux semaines, nous avalons les kilometres. Nos abonnements de train nous ont permis d’aller a toute allure decouvrir encore plusieurs coins de Japon qui nous intriguaient. Bon, bien sur, pas le temps de s’arreter pour simplement observer la vie au marche local, une grand-mere qui sourit ou un jeune couple hyper-trend. Nous nous sommes resolu a faire du pur sight-seing pendant quelques jours. Mais, Hiroshima nous a quand meme reserve une rencontre.

Nous nous etions recueillis quelques instants devant le Memorial aux enfants victimes de la Bombe-A lachee le 6 aout 1945 a 8h15. Non loin, la carcasse de l’ancien batiment de Promotion de l’Industrie de la ville diffuse une atmosphere de fin de monde. C’est a plusieurs kilometres a la ronde le seul batiment dont il restait encore quelques murs apres que la bombe ait saute. Ces quelques murs ont ete conserves en memoire de cet evenement tragique. Le batiment est maintenant classe Patrimoine Mondial de l’Humanite par l’UNESCO.

Un petit monsieur aux cheveux blancs s’approche de nous. ’Merci’ nous dit-il, ‘merci d’etre venus jusqu’a Hiroshima pour decouvrir ce petit bout d’histoire qui a fait basculer la vie de tant de gens’. ‘A l’epoque j’avais 16 ans - j’en ai aujourd’hui 77 - et j’habitais Hiroshima. Je travaillais dans une usine comme tous les jeunes gens de l’epoque. Les hommes etaient a l’armee. L’usine dans laquelle je travaillais etait a 2 km de l’hypo-centre de la bombe, raison pour laquelle je m’en suis sorti. Le 7 aout, je suis parti a la recherche de mon pere et de mon frere qui, je le savais, etaient dans le quartier ce fameux matin du 6 aout 1945. C’etait un quartier tres peuple a l’epoque. J’ai retrouve le corps de mon pere, mais jamais celui de mon petit frere qui avait alors 13 ans. Dans la riviere que vous voyez la, il y avait des centaines de corps. Comme si les gens s’etaient precepite sur un peu d’eau lorsque la chaleur avait soudainement augmente.’ Il poursuit son recit pour nous expliquer comment en l’espace d’une seconde la ville de Hiroshima avait change de visage. Il nous reparle encore de son petit frere dont il n’a pu retrouver le corps. Mais, tres digne, il s’en tient aux faits. Bientot, il prend conge de nous. Une rencontre qui nous a laisse dans le silence. Emus.

Amities.

Ingrid

Istanbul-Tokyo

December 3rd, 2006

Hiroshima, Japon. Nous irions d’Istanbul a Tokyo. Tel etait notre plan, tel etait notre leitmotiv.

Ou etait-ce le plan? Nous irions d’Istanbul vers l’est. Jusqu’ou? Nous ne savions pas. Oh bien sur, nous avions envie d’aller au Japon, mais serait-ce par la surface? Et jusqu’a Tokyo? Ou jusqu’a la mise a sec (a sac?) de nos comptes en banque? Et d’ailleurs, jusqu’ou, a l’est?

Alors voila, Tokyo nous y sommes arrives… et en sommes maintenant repartis. C’etait le point le plus a l’est du voyage, mais pas le point de depart de notre retour. Nous avons considere Sapporo, Fukuoka, et maintenant Osaka. Allez savoir. D’ailleurs nous allons ensuite a Hong Kong. Via Shanghai. Mais jusqu’a Tokyo, nous nous en sommes en fin de compte tenus au plan.

Bien a vous,

Matthieu

Courbettes

December 1st, 2006

Mont Aso, Japon - Comme on le sait, les Japonais ne se serrent pas la main quand ils se disent bonjour; il font une courbette, tout en disant les formules d’usage. Voila donc un mois que nous pratiquons la courbette. Simple au premier abord. Oui, mais toute la finesse de la courbette reside dans sa profondeur. Plus la personne en face est respectable, plus il y a lieu de se plier en deux.

Pour eviter de passer pour des ostrogoths, on a pris pour habitude de se courber plutot un peu plus que d’usage. Sauf qu’a vouloir etre trop poli, on declenche parfois des eclats de rire. Tel a ete le cas hier…

Nous venions de prendre un bain a l’une des sources chaudes du village d’Aso (pour une non-fan de bains thermaux, j’ai quand meme reussi a en essayer deux en moins d’une semaine; un record dont Matthieu n’osait pas meme rever il y a quelques jours encore). Nous venions aussi de profiter d’un massage des pieds pendant quelques minutes pour peaufiner l’etat de relaxation extreme dans lequel nous nous trouvions. Il etait temps de prendre conge de la masseuse. Courbette donc. Et la: eclat de rire de ladite masseuse. Nous nous sommes plies en deux et elle se plie litteralement en quatre. Des dizaines d’yeux se tournent vers nous. Mince, #%&!* de courbette! Elle etait trop profonde. Inutile de tenter de filer a l’anglaise. Nous sourions et quittons l’etablissement. Ah, les finesses culturelles!

Amities.

Ingrid 

aso aso

December 1st, 2006

Mont Aso, Japon. Durant les mornes journees que j’ai passees sous la banniere de la Protection Civile a apprendre toutes les subtilites des effets des armes atomiques et chimiques, j’ai eu la chance de croiser un chapitre d’instruction qui s’intitulait “alertes”. Ainsi, depuis ce jour-la, je sais par exemple qu’il faut hurler “ato ato” si on apercoit un champignon atomique a proximite. Pour ne pas compromettre la securite du pays, je ne peux pas en dire plus sur les alertes.

Par contre, aujourd’hui, je me suis trouve confronte a une situation qui aurait requis une nouvelle alerte: “aso aso”, du nom du Mont Aso, le plus haut volcan en activite du Japon, que nous avons pu observer de (pas trop) pres. Le volcan est situe au milieu de la plus grande caldera (cratere d’un volcan eteint) du monde (qui contient villages, trains, et routes), et s’eleve a 1200m environ. Au sommet, des plaines de cendres et residus des eruptions du volcan couvrent le sol d’un sable noir d’encre.

On peut ensuite aller jusqu’au bord du cratere, 4 km de circonference, et 100 m de profondeur. Jusque la tout va bien. En fait, il ne faudrait pas aller plus loin: au fond du cratere, un lac d’eau et d’acide sulfurique a une temperature de 60 degres, emet en permanence divers gaz plus ou moins rejouissants. Le lac a une tres belle couleur bleu electrique qui ne dit rien qui vaille, bref, c’est magnifique, mais on comprend bien vite que les avertissements sont serieux. Aso aso.

Bien a vous,

Matthieu

De poisson cru et d’eau fraiche

November 29th, 2006

Usuki, Japon. Usuki est un village de samurai sur la cote est de l’ile de Kyushu. Un village ma foi charmant, ou les ruelles tortuent lentement entre les maisons traditionnelles en magnifique etat de conservation. Son atmosphere sympathique nous fait un peu oublier le rythme accelere de ces derniers jours. Nous avons en effet troque notre voyage “lent” contre deux abonnements de train, qui ont l’avantage insigne de nous ouvrir toutes les portes de tous les trains au Japon, meme le Shinkansen, mais qui sont limites dans le temps. Foin donc de voyage lent, et bienvenue dans un rythme plus proche de celui des locaux.

Par exemple, l’autre jour, nous avons eu une journee qui n’aurait fait rougir personne dans ce pays. Ca a commence par le tour guide decrit par Ingrid, ou la guide n’a pas arrete de parler, chanter, et meme glousser dans son micro pour 3 heures et demie (seules pauses: lorsque nous prenions 10 a 15 minutes pour un point de vue ou pour un magasin de daikon). Ensuite nous sommes alles avec bonheur manger des sushi dans un de ces restaurants ou tout passe devant le nez des clients sur un petit tapis roulant. Le poisson cru, le the vert chaud, un bol de soupe, toute la gastronomie japonaise dans ce menu. Evidemment, le restaurant etait dans la gare, a mi-chemin entre l’arret du bus que nous avions pris le matin, et le quai pour le train de l’apres-midi. Puisqu’on vous dit que tout est optimise dans ce pays. Ensuite, parce qu’il restait quand meme encore bien quelques heures de jour, nous avons rejoint le quai, saute dans un train special plus rapide que le train local (mais plus lent que le shinkansen, et surement plus petit que le jardin de mon oncle), et sommes alles dans un bain public dont la specialite est le bain de sable.

Le bain public dans une source thermale, c’est aussi une des specialites locales. Mais celui-la ajoutait une specialite encore plus locale: le sable chaud, du a la proximite du volcan Sakurajima. Donc, sous un petit preau, on se couche dans le sable, et une dame nous recouvre de sable chaud. C’est rigolo comme sensation, et tres vite on se laisse bercer par le bruit des vagues. Les mouettes volent gaiement au-dessus de l’ecume, le ciel est bleu, la dame pelle le sable sans arret, bref, on peut se relaxer. Ensuite, lorsqu’on a fini de se rechauffer dans le sable, hop, petit plongeon dans le bain thermal, et on ressort une heure plus tard, relaxe comme rarement, tout propre et juste pret a essayer encore une autre specialite locale: la biere fraiche.

Bien a vous,

Matthieu