Archive for June, 2006

Une journee comme beaucoup d’autres

Saturday, June 24th, 2006

Samarcande, Ouzbekistan - Hier, nous avons fait le trajet de Tashkent a Samarcande. Une vraie journee de nomades, comme nous en vivons souvent…

Nous avions rencontre Mark au petit-dejeuner, un Irlandais journaliste a Beijing qui est sur la route pour Istanbul. Apres qu’il nous ait conseille quelques bons B&B au Tadjikistan et a Kashgar et que nous lui ayons recommande quelques adresses au Turkmenistan et en Iran, nous avons decide de faire le trajet ensemble jusqu’a Samarcande. On boucle nos sacs (que nous defaisons a peine) et on se met en quete d’un taxi. Rapidement, une voiture s’arrete. Nous l’informons que nous souhaitons aller jusqu’a la station de taxis partages, a l’autre bout de la ville. Et la, premier exercice de marchandage de la journee. Alors que Matthieu et moi etions il y a quelques mois particulierement peu doues pour ce genre d’exercices, nous avons fait nos classes; on se debrouille desormais pas trop mal.

Nous arrivons a la station de taxis partages. Une nuee de chauffeurs nous assaillent. Ils nous parlent en ouzbek, en russe, essaient quelques mots d’anglais et meme de francais. Nous les informons de notre destination. “Samarcande, 80 USD”, declare un premier chauffeur. Ben, celui-la nous prend vraiment pour des pigeons de premiere classe - le prix ne devrait pas etre plus de 10 USD par personne, soit 40 USD pour la voiture. Nouvel exercice de marchandage; la concurrence entre les chauffeurs est forte et le prix baisse petit a petit. Finalement, nous atteignons le montant souhaite pour la voiture. Le chauffeur nous propose de partir tout de suite, a trois, pour le meme prix. Nous refusons - si nous voulons avoir une chance d’arriver jusqu’au Japon…. De toute facon, nous avons le temps d’attendre un 4eme larron. Nous expliquons ceci avec notre russe maison (style: “Pas 3, 4. Nous cafe. 4, nous Samarcande ok”) et partons boire un petit verre et echanger sur nos experiences de voyage avec Mark au cafe d’a cote.

Une heure et des poussieres plus tard, “notre chauffeur” nous fait de grands signes. Il a trouve notre 4eme larron. Celui-ci, un ouzbek de stature plutot menue, est deja confortablement assis a l’avant du vehicule. Vraiment gonfle! La coutume veut que le dernier arrive soit le dernier servi, et donc voyage a l’arriere. Je me tourne vers le chauffeur, montre Matthieu et Mark du doigt, hausse les epaules et ecarte les bras (ben, oui, ils sont tous les deux plutot baraques), puis montre le 4eme larron du doigt et fait signe avec les mains qu’il est etroit. J’admets que c’est un langage peu sophistique, mais etant encore au debut de mon cours de russe, il me manque du vocabulaire. Il s’ensuit tout une tirade de la part du chauffeur, puis du 4eme larron. Le sens exacte de celles-ci reste mysterieux. Une chose est cependant claire: si nous voulons partir, nous devons nous contenter du siege arriere. Nous nous y installons tant bien que mal, avec nos petits sacs a dos sur les genoux en prime. Nous voila serres comme des sardines pendant 3 heures et demie de route avec des temperatures aux environs des 40 degres…

Bon, enfin a Samarcande. Nous frappons a la porte du B&B conseille par plusieurs voyageurs rencontres. Et la, nous revoyons la vie en rose: la chambre n’est pas encore prete, mais en attendant, le tenancier nous propose du the et des abricots qui ont tellement de gout que je serais presque prete a echanger chocolat suisse contre abricots ouzbeks. Le hic, c’est que la seule chambre double qui reste dans ce B&B n’a pas de climatiseur. On hesite. Il est 4h de l’apres-midi et le thermometre de la chambre indique encore 32 degres… On decide d’investiguer la pension d’a cote. Ca vallait la peine: Une chambre plus propre et accueillante nous est offerte avec climatiseur pour a peine plus cher (apres negociation, cela va de soi).

Petite sieste bien meritee, puis on se met en route pour la place du Registan, une place d’une grande beaute, bordee sur trois cotes par des madrassas. Nous nous asseyons sur les marches de l’une de celle-ci et admirons la lumiere qui devient de plus en plus rose sur la madrassa d’en face avec le soleil qui descend. Soudain, nous voyons au loin un groupe d’hommes en costume afghan (pantalon recouvert d’une longue chemise jusqu’au genoux). Certains portent un turban. Ils entrent dans l’une des madrassas. Nous les suivons. Le vieil homme au centre du groupe est parait-il le vice-president d’Afghanistan. Il est tres digne avec sa barbe blanche. Nous observons ce convoi haut en couleur.

Bon, les voila partis et il est temps pour nous de nous mettre en quete de quelque chose a grignoter. Les abricots c’etait bon, mais quand meme un peu frugal pour une journee. On se decide pour un restaurant coreen dont nous a parle un jeune etudiant ouzbek rencontre sur la place du Registan. Pendant plus d’une heure nous chercherons ce fameux restaurant coreen - Matthieu et moi sommes tres motives quand il s’agit de nourriture… Finalement, nous devons declarer forfait et meme le taxi que nous prenons en dernier recours et qui nous fait decouvrir les ruelles les plus etroites de la ville n’a pas plus de succes. Le restaurant a du se volatiliser. Mais notre chauffeur de taxi nous propose de nous amener a un tres bon restaurant ouzbek, dit-il. C’est ainsi que nous nous retrouverons assis dans une grande cour, au milieu de dizaines de locaux. Nous degusterons une nourriture savoureuse dans la douceur de la nuit. Une soiree delicieuse pendant laquelle nous nous sommes sentis au coeur de Samarcande.

Voila, c’etait une journee comme beaucoup d’autres, epicee de moments de frustration, mais aussi de decouvertes et d’instants pendant lesquels ont s’est senti tres vivants.

Amities

Ingrid

Ca vaut le coup d’etre le President

Thursday, June 22nd, 2006

Tashkent, Ouzbekistan. Hier matin, Ingrid et moi etions dans notre desormais habituelle quete d’un visa/une lettre d’invitation/un formulaire de demande de visa ou de lettre d’invitation (souligner la mention necessaire). Oh, je peux etre plus precis, nous etions en train de chercher notre visa kirghize. Pas une mince affaire vu que a) personne ne sait ou est l’ambassade kirghize, pas meme les chauffeurs de taxi; b) tout le monde pretend savoir ou est l’ambassade kirghize, chauffeurs de taxi compris; c) il faut y etre a l’ouverture (9h) pour avoir une chance d’obtenir son visa dans un delai raisonnable; et d) une fois sur place, de toute facon, personne ne sait comment ca marche. Je pourrais preciser aussi que c’etait important vu qu’ensuite nous devions aller a l’ambassade tadjike pour chercher notre visa tadjik avant 12h, mais que e) personne ne sait ou est l’ambassade tadjike, pas meme les chauffeurs de taxi; pour les points f), g) et h), voir plus haut sous b), c) et d).

Donc nous etions dans notre taxi, en train comme d’habitude de chercher une ambassade avec un plan en anglais et seulement les nouveaux noms des rues et un chauffeur qui ne parlait que russe et ne connaissait de toute facon que les anciens noms. Tout normal. Au 4e policier a qui le chauffeur a demande son chemin, je lui ai montre encore une fois le plan en pointant vers la gauche, cette rue la-bas, pour aller vers l’ambassade marquee No 22 sur le plan, et si on essayait quand meme d’aller a gauche. Alors il s’est range sur un parking en contrebas, et le policier a siffle. Le chauffeur a arrete son moteur. J’ai pense qu’il allait enfin regarder le plan.

Que nenni! Le policier a ensuite demande a toutes les voitures qui nous suivaient de se ranger elles aussi, et la j’ai compris que ca ne serait pas pour nous aider a lire le plan ou trouver l’ambassade kirghize. Non, le convoi presidentiel allait passer, emmenant le President de sa maison a son travail, et pour ce moment-la (comme pour le trajet inverse le soir, d’ailleurs), il faut que la route soit vide. Et cinq minutes plus tard, apres le passage du convoi presidentiel (quand meme 8 voitures), nous avons pu reprendre notre route, finalement a gauche, puis a droite, le long de la petite rue, jusqu’au No 22 sur la plan, ou nous sommes arrives vers 9h40.

Bon, en fin de compte, depuis hier soir, nous avons tout de meme un visa chinois, kirghize et tadjik, et sommes donc pares pour la suite du voyage. Et nous savons que dans ce pays, ca vaut le coup d’etre le President, puisque la journee de boulot ne commence qu’a 9h30.

Bien a vous,

Matthieu

Absence

Tuesday, June 20th, 2006

Tashkent, Ouzbekistan. Nous venons de passer une excellente semaine en famille, a visiter les sites majeurs de l’Ouzbekistan. Une sorte de belle parenthese, entoures de nos plus proches. Qui dit voyage bref, bien sur, dit aussi programme charge, et cela nous a tenus a l’ecart du blog pendant plusieurs jours. Pas plus mal, tant il est vrai qu’il y a plus fascinant qu’un ecran d’ordinateur dans un internet cafe, surtout dans ce pays.

Nous avons atterri a Tashkent samedi passe avec, une fois les adieux faits, la mission de tirer au clair les diverses formalites administratives liees aux visas et autres permis interieurs necessaires pour notre visite des prochains pays. Ah, c’est pas une sinecure tout cela, tant il est vrai que les regles sont bien specifiques pour chaque pays, et pas harmonisees du tout. Heureusement, a Tashkent il y a aussi d’autres voyageurs, donc on peut echanger des infos, et essayer de naviguer les eaux mysterieuses des tracasseries administratives post-sovietiques. Nous progressons gentiment.

Le point sur lequel nous avons progresse d’un pas de geant pour Ingrid et moi, c’est que ces memes voyageurs nous ont gentiment copie un petit utilitaire qui manquait a ma cle USB: il diminue la resolution, et donc la taille des photos. Youpie, j’ai enfin pu diviser la taille de nos fichiers par un facteur 100 et, avec un peu de patience et une bonne connection internet, telecharger tout cela sur notre blog.

Bienvenue donc sur le blog du 21e siecle, celui qui permet de partager ses impressions, ses photos de voyage, et qui vous prepare aussi un super sandwich au thon (l’amelioration est prevue pour la semaine prochaine, j’ai deja commande l’utilitaire). Les galeries sont sous des rubriques independantes sous la mention “Pages”, et elles seront mises a jour et completees au fil de notre inspiration du moment.

Bien a vous,

Matthieu

La Belle au Bois Dormant etait a Tashkent

Monday, June 19th, 2006

Tashkent, Ouzbekistan - Tashkent, capitale de l’Ouzbekistan. Une des villes les plus cosmopolites de la region. Nous faisons le plein d’occidentalisme avant de poursuivre  notre chemin vers l’est.

La Belle au Bois Dormant de Tchaikovsky etait au programme de l’Opera hier soir. Nous nous asseyons dans nos places de luxe au parterre pour lesquelles nous avions verse la modique somme de CHF 1,50. La salle est a moitie vide, mais l’animation est grande. Tout le monde discute. Les babillements se poursuivent au cours de l’ouverture du ballet et d’une bonne partie du premier acte. Mais petit a petit, l’audience est captivee. La choregraphie tres classique et une realisation peut-etre un peu approximative ne nous empechent pas de passer un moment magnifique. Nos yeux et nos oreilles se delectent.

Nous esperons aussi profiter des concerts de jazz et rerstaurants exotiques de la ville. Ces perspectives rejouissantes nous donnent du courage pour affronter la bureaucratie liee au demandes de visas tadjik, kirghize et chinois que nous faisons actuellement.

Amities

Ingrid

Une semaine en famille

Monday, June 19th, 2006

Tashkent, Ouzbekistan - Samedi matin a ete un peu dur. Les parents de Matthieu, son frere Raphael et sa copine Johanna ainsi que ma mere sont repartis pour l’Europe. On a eu un enorme plaisir a passer une semaine avec eux, partager un petit bout du voyage, entendre tout leurs recits et simplement a etre ensemble. Une semaine intense pendant laquelle nous avons visite Khiva, Boukhara et Samarcande. Nous retrouvons maintenant un rythme plus lent. Nous commencerons par keyifer bien sur, mais avec la tete pleine de souvenirs d’une merveilleuse semaine.

Amities

Ingrid

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10′050 km

Tuesday, June 6th, 2006

Bukhara, Ouzbekistan - 10′050 km: une estimation du chemin parcouru depuis que nous avons quitte Istanbul. Les images, les odeurs, les musiques, les saveurs nouvelles nous enveloppent chaque jour. On aimerait pouvoir ecarquiller les yeux, ne pas manquer de gouter une epice, etre present a ce que nous vivons a chaque instant.

Pas mal de kilometres, certes, mais surtout des kilometres parcourus dans trois pays bien differents les uns des autres. La Turquie et son gout mediterraneen, l’Iran qui nous a plongee dans l’Islam et le Moyen-Orient et enfin le Turkmenistan, aux portes de l’Asie Centrale… il est bien difficile de resumer chacun de ces pays en quelques phrases. C’est pourquoi on est tres heureux de partager avec vous nos experiences au fur et a mesure!

Amities

Ingrid

Bienvenue nulle part

Tuesday, June 6th, 2006

Bukhara, Ouzbekistan. J’aurais pu aussi intituler ce texte “Considerations anatomo-geographiques sur l’arriere-train de notre planete”. Ou en anglais: “God-forsaken”. Ou simplement avec le nom du village: Nukus.

Donc Nukus, c’est loin. A l’est et a l’ouest, c’est eloigne d’environ 200 km dans chaque direction des deux villes voisines, dont l’une est Moynaq. Au sud, il y a Konye-Urgench, mais il y a aussi la frontiere turkmene entre les deux, et au nord, il y a le desert kazakh, celui-la meme ou les sovietiques effectuaient leurs lancements de vaisseaux spatiaux. Isole, donc. Assez isole, d’ailleurs pour que tout ce qui etait dangereux a Moscou y soit particulierement developpe (usine d’armes chimiques, terrain d’essais grandeur nature d’armes bacteriologiques, musee d’art subversif/non-conforme).

Et donc, voila, Nukus vivait de la culture du coton (particulierement productive au milieu du desert), du developpement des armes chimiques (particulierement subventionnees du temps de la guerre froide), et des subsides du gouvernement central pour s’assurer de son silence. De nos jours, la culture du coton vivote, l’usine d’armes chimiques est fermee, et avec l’independance, le gouvernement central s’est rapproche de Moscou a Tashkent, mais les subsides ont diminue proportionnellement.

Inutile de preciser que l’ambiance y est peu avenante, que les gens y sont peu souriants et que bon, il faut le dire, le bled lui-meme donne l’impression d’etre perdu nulle part. Nous y sommes arrives contents d’avoir fini la traversee du desert turkmene, et avions l’intention de nous y reposer quelques jours avant de reprendre notre route. Mais, apres 72h, il nous a semble que nous risquions bel et bien d’y devenir alcooliques ou suicidaires (enfin pas tout a fait, hein, c’est une facon de parler), et donc nous avons prefere nous remettre en route.

Nous sommes donc depuis trois jours a Bukhara et avons l’impression d’avoir change de pays. La ville est somptueuse, les gens y sont tres agreables, et nous y prenons du bon temps. Quel changement. Le seul aspect pour lequel Nukus etait mieux que Bukhara, c’est pour changer des dollars en monnaie locale. Surprenamment, ici a Bukhara, quand on entre dans une banque, voire pire, dans un bureau de change, et que l’on dit que l’on veut changer des dollars, la reponse fuse: “desoles, nous n’avons pas d’argent ici, revenez demain”. Inutile de dire que le lendemain, la reponse n’a pas varie d’un chtch, euh, je veux dire, d’un iota. Allez comprendre…

Bien a vous,

Matthieu

La lente agonie de Moynaq

Friday, June 2nd, 2006

Nukus, Ouzbekistan. Moynaq a du etre une ville agreable, voire jolie. On imagine assez facilement son front de mer, le monument qui dominait les eaux claires de la Mer d’Aral, et, probablement, une petite brise qui rafraichissait l’atmosphere. Le panneau qui marque l’entree de la ville donne d’ailleurs le ton sans equivoque: un poisson, des mouettes, une gerbe d’eau. Le long de la rue principale, on trouve ensuite une station de bus de moyenne importance, un bazar, un premier carrefour, puis un deuxieme avec le cinema, et enfin la route qui mene au monument sur la falaise, oui, Moynaq devait etre un bien joli lieu de villegiature pour apparatchik en poste dans la peripherie.

Mais tout ca, c’etait avant.

Dans les annees 60, les planificateurs sovietiques ont decide d’etendre les plantations de coton des republiques peripheriques. Ils avaient vraiment envie de demontrer la superiorite du Parti Communiste d’Union Sovietique sur le reste de la nature, et ils avaient vraiment la foi dans leur maitres a penser. Ou peut-etre qu’ils n’avaient pas vraiment visite lesdites republiques des confins de l’empire. Ou un peu des trois, parce que vu depuis le terrain, ca frappe par un certain sentiment que quoi qu’on essaie, ca ne va jamais marcher de planter du coton (qui aime le soleil et beaucoup, enormement d’eau) dans un desert comme celui que nous venons de traverser (ou il y avait surtout le soleil, et pas tant que ca d’eau…)

Donc ni une ni deux, proletaires de toutes republiques unissez-vous pour le bien du Parti, et hop, ils ont devie la moitie du debit des deux rivieres qui alimentaient la Mer d’Aral, au bord de laquelle le port de Moynaq vivait des 20,000 tonnes annuelles (!) de poisson que les locaux y pechaient. Inutile de dire que les plantations de coton n’ont ete qu’un succes modere. Et aujourd’hui, le desastre de la Mer d’Aral est sans egal sur la planete.

Hier nous sommes donc alles voir. Le resultat est deprimant. Moynaq a l’aspect d’une ville a moitie fantome, ou ceux qui restent sont ceux qui ne savent pas ou aller, ou n’ont pas les moyens de partir. La station de bus est vide, le bazar ferme, les gens dans la rue sont desoeuvres. Le monument et le panneau d’entree sont toujours la, mais le premier surplombe un desert a perte de vue, et le deuxieme ressemble a un mauvais gag. En s’eloignant du centre, on arrive au front de mer, maintenant juste une route qui longe le desert. Et si on brave les insectes qui bourdonnent, on peut avancer quelques centaines de metres sur le sable jusqu’aux carcasses des bateaux de peche qui rouillent, a meme le sol. Sable, troupeaux de chevres, bestioles qui volent, serpents, tout y est, on est en plein desert. De nos jours, la mer est a plus de 150 km.

Bien a vous,

Matthieu