Archive for August, 2006

Le moulin a prieres de Mani Lhakang

Thursday, August 24th, 2006

Lhasa, Tibet - Je vous disais donc que nous etions prets a recourir a des ruses de sioux pour tenter de decouvrir le Tibet. Et bien la Kora du vieux Lhasa, un chemin de priere foule chaque jour par des milliers de pelerins, nous a offert un premier moment authentique. Il n’a fallu s’eloigner du circuit touristique que de quelques metres pour le vivre…

Plusieurs chapelles accueillent les pelerins qui le souhaitent tout au long de la Kora. Mani Lhakang est l’une d’entre elles. Lorsqu’on y entre, il faut se serrer contre un mur. L’espace est en effet presque completement occupe par un enorme moulin a prieres d’environ 2 metres de diametre et de 3 metres de hauteur. Dans la lumiere tamisee des bougies au beurre de yak, on distingue une dizaine de pelerins qui font tourner le moulin a prieres tout en marchant. Les femmes portent de longues robes recouvertes d’un tablier strie d’une multitude de lignes multicolores, qui tombe jusqu’a leurs pieds. Elles ont enleve leur chapeau. Les hommes ont souvent une natte fixee sur le sommet de leur crane. Les pelerins murmurent des prieres. Au bout de quelques minutes, ils quitteront la chapelle pour laisser la place a d’autres pelerins et rejoindre la Kora.

Amities.

Ingrid

Nous quittons la Route de la Soie

Thursday, August 24th, 2006

Lhasa, Tibet - Apres cinq mois et demi de voyage, nous quittons la Route de la Soie. D’Istanbul a Kashgar en passant par Tabriz, Mary, Boukhara et Osh parmi d’autres haltes, nous avons decouvert cette fameuse route avec emerveillement. Parfois, boire un the parfume, gouter un mets aux epices nouvelles, observer les habitants drapes dans des etoffes aux teintures locales suffisait a nous donner l’impression qu’une caravane pouvait apparaitre a n’importe quel moment. Nous nous sommes souvent sentis enveloppes d’une ambiance epaisse.

Nous avons parcouru la Route de la Soie pas a pas, par la terre. Elle nous a mene a travers des contrees ou nous avons ete accueillis chaleureusement, ou l’etranger est rare et donc source d’interet. Des sites culturels et naturels d’une beaute frappante ont ponctue notre chemin. C’est aussi la religion musulmane qui a accompagne le fil de nos peregrinations. Une religion vecue de facon tres diverse selon la region: nous avons rencontre un discours particulierement rigoureux presentant l’Islam comme seule voie possible dans l’est de la Turquie, des regles strictes dans le quotidien en Iran qui n’empechent pourtant pas une partie de la population d’avoir une pensee spirituelle libre et une pratique renaissante de la religion en Asie centrale suite au depart des Sovietiques.

C’est pour rejoindre le Tibet que nous nous sommes decides a quitter la Route de la Soie. L’immensite de la Chine nous a contraints a faire un choix. Le Tibet nous a attire comme un aimant.

Lhasa nous a pris de court. Arrives pas les airs, nous n’avons, contrairement a notre habitude de ces derniers mois, pas pu vivre le chemin qui permet de s’adapter petit a petit a une nouvelle culture, a un nouvel environnement. Engloutis dans une nuee de touristes, l’alternative est simple: accepter de ne rester qu’un autre etranger auquel le pays ne se revele que sous une forme diluee ou chercher le chemin le moins parcouru pour tenter de decouvrir les profondeurs du pays. C’est cette seconde voie qui nous inspire, mais se revelera-t-elle a nous?

Amities.
Ingrid

Souvenirs

Tuesday, August 22nd, 2006

Lhasa, Tibet. J’avais deja visite la Chine il y a 14 ans. Bon, je nuance: j’avais deja passe du temps en Chine il y a 14 ans. A l’epoque, ce voyage m’avait marque pour plusieurs raisons: premier voyage en Asie, premiere immersion au milieu des ideogrammes, et, oui, premier vrai voyage dans ce qui etait, a l’epoque, un pays en voie de developpement.

Lorsque nous avons planifie de passer cette fois par la Chine, je me suis bien sur demande ce que je ressentirais en revoyant certains des endroits que j’avais visites a l’epoque, et en particulier les deux villes que j’avais vraiment aimees en 1992, Shanghai et Hong Kong. Il est trop tot pour repondre a ces questions, et dans une large mesure, les reponses n’ont probablement que peu d’interet.

Par contre, lundi matin, nous sommes passes par le premier des endroits que j’avais deja vus a l’epoque, l’aeroport de Chengdu. Je pense sombrer dans le poncif en disant que le pays a fait un grand, un enorme bond en avant, mais je vais me le permettre, en utilisant toutefois un autre poncif: il s’agit d’un autre pays.

On m’avait prevenu, que les villes auraient change, qu’elles n’etaient plus “en voie de developpement”, mais bien “developpees”, et j’etais pret a le croire. Mais a ce point-la, c’est saisissant.

J’attends avec impatience la suite de notre periple chinois, maintenant aussi pour cette raison.

Bien a vous,

Matthieu

Nouvelle frontiere

Wednesday, August 16th, 2006

Kashgar, Chine. Je m’arrete et m’assieds. Un marteau au bout de la rue frappe regulierement un morceau de metal: le ferblantier s’affaire. Un bruit de meule aussi. Il provient de l’atelier du remouleur, voisin de celui du ferblantier.

Les odeurs se superposent. Les brochettes de mouton, le the chaud, les petites assiettes de pois chiches, les epices.

Les marchands de fruits et legumes emplissent ma vue, vantent leur produits, ecoulent leur marchandise. Les enfants courent et se bousculent. Une voiture se fraie un chemin hesitant a travers la foule d’hommes barbus, de femmes voilees, d’hommes glabres, de femmes en pantalons serres. Les velos s’ecartent, la voiture klaxonne, et toujours le marteau en arriere-fond.

La foule deambule de partout, le foule des soirs au moment de rentrer, la foule qui prend le temps de parcourir la rue. On se salue, on echange quelques mots, comment etait ta journee a toi, mon ami?

Je me leve et je reprends ma promenade dans le crepuscule de la vieille ville de Kashgar.

Bien a vous,

Matthieu

Moities

Monday, August 14th, 2006

Kashgar, Chine. Ingrid, ma douce moitie, et moi, sommes assis devant une demi-bouteille d’eau. Nous nous partageons un plat de nouilles.

Nous sommes a Kashgar depuis trois jours, et y restons encore trois jours. La ville est charmante, partagee entre les Oighours et les Chinois, et elle ne nous a pas laisses mi-figue mi-raisin. Nous sommes bien plus qu’a moitie convaincus. L’endroit est genial. Les saveurs d’Asie centrale et d’Extreme-Orient se melent, comme si la ville avait un pied dans chacune des deux cultures.

Une balade a travers le vieille ville nous transporte d’une region a l’autre, sans transition. Mosquee, ideogrammes, plov au mouton, raviolis frits, chapeaux carres et longues barbes, longues robes de soie avec des motifs de dragons. Un carrefour, un croisement.

Nous sommes a Kashgar, et nous avons parcouru la moitie de notre chemin.

Bien a vous,

Matthieu

Premiers pas a Kashgar

Monday, August 14th, 2006

Kashgar,Chine - Kashgar. Depuis des mois nous imaginions traverser le col du Torugart pour rejoindre cette etape majeure de la Route de la Soie. La frontiere serait-elle ouverte? Trouverions-nous un moyen de transport pour atteindre cette ville? Autant d’incertitudes qui venaient ternir nos reves aux couleurs chaudes et aux saveurs epicees.

A peine avions-nous fait quelques pas dans la vieille ville de Kashgar que son charme nous a rappele a nos reves. Les tracasseries de la frontiere chinoise ont rapidement ete ensevelies dans nos esprits emerveilles.

Dans la vieille ville, nous rencontrons des femmes aux foulards noues sur la nuque. Certaines portent une etoffe brune, posee sur la tete, qui recouvre completement leur visage et leurs epaules. Les hommes sont coiffes d’un petit chapeau carre. Ils ont souvent une longue barbe. Ces visages aux traits subtilement turquiques sont ceux des Oighours, l’ethnie qui vit dans la region depuis plusieurs siecles. Ils sont de religion musulmane. Leur cuisine rappelle les saveurs de l’Asie centrale. Leur langue est turquique et s’ecrit en alphabet arabe. Un sourire accueillera votre Salaam Aleikum.

Mais Kashgar est aussi la ville de milliers de Chinois Han. Ceux-ci constituent aujourd’hui presque la moitie de la population. On les distingue immediatement des Oighours, par leurs traits, par leur habillement, par leur langue. Les ideogrammes sont omnipresents.

Les deux populations semblent a peine se melanger. Elles se toisent.

Amities.

Ingrid

Kafka

Saturday, August 12th, 2006

Kashgar, Chine.

La scene se passe dans un poste frontiere moderne, au pied du col du Torugart, du cote chinois de la frontiere. Le personnage de l’officier des douanes (OD) devra pouvoir etre joue crediblement par plusieurs acteurs, afin que ces derniers puissent se relayer. Le touriste (LT), lui, devra etre joue par un seul acteur, malgre la longueur (3h30) de cette piece en un seul acte.

OD: Montrez-moi votre passeport, s’il vous plait.

LT: le voila.

OD: Veuillez patienter s’il vous plait.

L’OD disparait avec le passeport. LT attend. 30 minutes passent. L’OD reapparait, avec un immense sourire, et fait signe au touriste de le suivre.

OD: Quel est votre nom complet?

LT: Matthieu Philippe Emmanuel Zellweger.

OD: Avez-vous un autre nom?

LT: Non. Que se passe-t-il?

OD: Notre systeme dit que votre nom est celui d’un criminel. Nous devons proceder a certaines verifications.

LT: Votre systeme identifie un criminel qui porte exactement les trois memes prenoms et le meme nom de famille que moi?

OD: Non, un seul de vos quatre noms est celui d’un criminel. Nous devons verifier.

LT: Mais si un seul de mes noms est celui d’un criminel, alors vous conviendrez que les trois autres sont differents, et que par consequent, il doit s’agir d’une autre personne.

OD: Nous ne pouvons pas prendre cette decision sans verifier. Veuillez patienter.

L’OD disparait. LT s’assied. Une heure plus tard, l’OD reapparait avec un grand sourire narquois. Il fait signe au touriste de le suivre.

OD: Avez-vous un autre passeport?

LT: Non.

OD: Et avez-vous un autre nom?

LT: Non. Je vous l’ai deja dit.

OD: Et aviez-vous un autre nom dans le passe?

LT: Non, et d’ailleurs nous avons deja etabli que seul un de mes noms est celui du criminel que vous cherchez. Pourquoi ne me laissez-vous pas passer?

OD: Nous ne pouvons pas prendre cette decision sans proceder a certaines verifications. En ce moment mon chef verifie vos donnees. Veuillez patienter.

LT commence a perdre patience. Une heure passe. L’OD repasse plusieurs fois devant lui avec un sourire goguenard (il est important que l’acteur jouant l’OD dans cette partie ait l’air de beaucoup s’amuser).

OD: Veuillez me suivre, nous allons vous interroger.

LT: Que puis-je pour vous?

OD: Avez-vous, dans le passe, porte un autre nom?

LT: Non. D’ailleurs je pensais vous l’avoir dit il y a un moment.

OD: Il est de notre devoir de proceder a certaines verifications. Il y a un gros probleme avec votre passeport et notre chef a pris personnellement les choses en main. Lui seul peut prendre la decision.

LT: Quelle decision?

OD: Celle de savoir si oui ou non vous etes le criminel que nous recherchons.

LT: Mais puisque vous me dites que seul un de mes noms est celui que vous cherchez, il doit y avoir erreur, puisque les trois autres sont innocents…

OD: C’est pour cela que nous voulons savoir si vous portiez un autre nom dans le passe. Nous devons verifier une a une les entrees sur notre base de donnees des criminels recherches, et aussi verifier les bases de donnees suisses des criminels suisses, afin deprendre la decision de oui ou non vous laisser entrer en Chine. Veuillez patienter.

Une heure passe. A ce stade, LT fulmine, et l’OD sourit toujours de toutes ses dents.

OD: Veuillez me suivre, seul, nous devons vous interroger.

LT s’execute.

OD: Avez-vous dans le passe porte un autre nom?

LT: C’est bizarre, je pensais vous l’avoir dit, mais non, en fait, le nom que vous voyez sur mon passeport est celui que je porte depuis ma naissance.

OD: Vous comprendrez qu’il est de notre devoir de poser des questions et de proceder a certaines verifications.

LT: Je le comprends bien. D’ailleurs, vu que je suis la depuis plus de trois heures, j’imagine que vous avez aisement pu verifier plusieurs elements de mon identite, comme par exemple celui de mes trois autres noms.

OD: La Chine et la Suisse ont d’excellentes relations commerciales.

LT: J’en suis fort aise, mais ne vois pas en quoi cela fait avancer notre affaire. Que puis-je vous dire pour pouvoir finalement passer la frontiere?

OD: Je suis ravi de vous souhaiter la bienvenue en Chine.

LT: Si vous etiez pret a tamponner votre bienvenue dans mon passeport, moi aussi je serais ravi.

OD: Il est de mon devoir de proceder a des verifications de votre identite.

LT: Gageons qu’a ce stade, vous avez verifie tout ce que vous deviez et rien trouve.

OD: Au nom de l’Armee chinoise, je vous presente nos excuses de vous avoir retarde si longemps.

LT: Je vous remercie pour vos excuses, mais le comportement de vos hommes est scandaleux.

OD: Veuillez recuperer votre passeport, Monsieur, et bienvenue en Chine.

*********

Bon, tout est vrai, j’ai juste abrege car ca a reellement dure 3h30. A ce jour, je ne sais pas encore ce que ces gens cherchaient, je ne sais pas encore lequel de mes noms soit-disant est celui d’un criminel, et je tremble a l’idee du prochain passage de frontiere. Mais je trouve un certain reconfort dans le conseil que nous donnait parfois mon professeur de mathematiques du gymnase: “dans la vie, on ne peut pas toujours tout comprendre”…

Bien a vous,

Matthieu

Fin de chapitre

Wednesday, August 9th, 2006

Naryn, Kirghizstan. Nous voila a Naryn, une ville sans charme aux confins du Kirghizstan, pres de la frontiere chinoise. Pas grand chose a dire sur le coin lui-meme, d’ailleurs nous nous y sommes a peine poses. Donc, pour clore nos trois mois en Asie centrale (nous passons, insh’Allah, la frontiere vendredi), je vous propose une liste parfaitement subjective des “10 trucs les plus …” de notre sejour.

Bien a vous,

Matthieu

**********

Les 10 trucs les plus chouettes en Asie centrale

1. La gentillesse des locaux (Turkmenes au Turkmenistan, Ouzbeks en Ouzbekistan, etc). Rien a dire, nous avons toujours ete bien recus, voire invites avec force gesticulations a prendre le the, un peu de pain, un repas, bref, vraiment nous avons ete bien accueillis.

2. Le fait qu’on puisse lever le bras au bord de la route, et instantanement chaque voiture se transforme en taxi. Un excellent moyen de se deplacer et de rencontrer des locaux.

3. Le pain local. Juste formidable. Et magnifiquement accompagne de the vert.

4. Les paysages, leur diversite, et leur accessibilite. Pays magnifiques, montagnes a couper le souffle, paysages de carte postale, et tout est la, pour etre admire.

5. La vieille ville de Bukhara. Simplement magnifique, pleine d’atmosphere, pleine de recoins a explorer, chargee d’histoire, un coin fantastique.

6. Un bon plat de plov. Un bon shashlyk. Un bon laghman. Bref, la cuisine locale. Juste pas trois fois le meme jour.

7. L’elegance des femmes turkmenes, dans leur longues robes de feutre. Et toutes les couleurs qui vont avec, foulards, etc, qui changent apres le monde en noir et blanc des mollahs iraniens. Et probablement aussi dans l’absolu.

8. La vie relax et sans chichis a Bishkek, la plus sympathique des capitales d’Asie centrale.

9. Un bain dans le magnifique lac Issyk Kul, juste a la bonne temperature, tout clair et transparent, entoure de belles montagnes.

10. Les paturages d’altitude du Tadjikistan, pour un retour a une vie simple, ou tout est regle par le rythme du soleil.

 

Les 10 trucs les plus nuls en Asie centrale

1. Les receptionnistes/employes/serveurs-euses russes qui font la tete. Ca c’est incomprehensible. A chaque guichet/poste/banque/restaurant, la personne en charge du *service au client* fait la tete. Pas moyen de demander un sourire (ca n’est d’ailleurs jamais propose sur le menu…). Et tout ca, en servant en plus trois ou quatre clients en meme temps.

2. Les gens qui n’en font qu’a leur tete, en particulier les chauffeurs de taxi. Donc en bref, aucun chauffeur de taxi ne connait (dans sa propre ville) le restaurant x, l’hotel y, ou la rue z. Un client lui demande de l’y amener, il pretend connaitre, et ensuite on se perd, il faut chercher, personne ne sait, et finalement le chauffeur de taxi s’enerve et menace de deposer les clients juste la (ca nous est arrive hier). Impossible pour le chauffeur de taxi d’ecouter les directions donnees par les gens qu’il interroge et qui pretendent aussi savoir ou est le restaurant x, l’hotel y, ou la rue z, impossible pour lui de regarder un plan de *sa ville* pourtant gentiment prete par le client, et impossible pour lui d’aller la ou le client (qui lit le plan) lui dit d’aller. Le chauffeur va la ou il a l’habitude d’aller.

3. Les gens qui renegocient systematiquement un accord. Agacant. On se met d’accord sur un prix pour un service donne, on y va, et a la fin le fournisseur dudit service veut renegocier. La palme sur ce coup-la va au chauffeur de taxi longue distance qui a voulu nous deposer a 20km de l’arrivee pour le prix negocie pour toute la distance.

4. Le gras de mouton partout. Cache sous un habit d’oignon, deguise en chou-fleur, il y en a partout. Partout.

5. Les ivrognes imbibes de vodka a 10h du matin, qui veulent vraiment nous parler et qui sont convaincus que nous sommes freres.

6. Les menus qui comportent une quarantaine de plats, et quand on commande, on realise qu’en fait il n’y a que du borchtch. Et le tout sans aucun sourire.

7. La derniere mode super-classe des jeunes Russes d’Asie centrale, qui ne laisse rien a l’imagination, et montre tout ce qu’on ne voudrait pas voir.

8. La passivite de certaines personnes: quand un client pose une question a laquelle on n’a pas de reponse, il n’est pas necessaire de chercher la reponse. Il suffit de hausser les epaules et de dire, en soupirant, “je ne sais pas”. Le client n’est qu’une nuisance dont il faut se debarrasser au plus vite. Et le tout sans sourire.

9. Les check-points avec des policiers corrompus.

10. La bureaucratie omnipresente, super compliquee et incomprehensible. Meme les locaux s’y perdent.